
David Bowie : Hunky Dory (1971, RCA, 39 min)
par Nathalie L.
Hunky Dory est le quatrième album de David Bowie, le premier chez RCA, et il aura en cette fin d'année 2011 le vénérable âge de 40 ans. Au-delà de cet aspect factuel, cet album est une des pierres angulaires de cette cathédrale qu'est l'œuvre de Bowie, positionné entre The man who sold the world et Ziggy Stardust, trois disques majeurs et contrastés sortis en moins de 3 ans.
En remplaçant Tony Visconti à la basse par Trevor Bolder, il constituera à l'occasion de ce disque, autour du guitariste Mick Ronson et aux côtés du batteur Mick Woodmansey, le trio consacré l'année suivante et désormais connu sous le nom des Spiders From Mars. Il faut aussi noter la surprenante présence de Rick Wakeman des horribles Yes, auteur pourtant d'une des lignes de piano les plus entêtantes de l'histoire de la pop-music, dans un des nombreux morceaux universels de cet album, Life on Mars.
A l'image de ce morceau extraordinaire, entre arrangements merveilleux de cordes, piano inoubliable et bouleversante interprétation de Bowie, au bord du faux, Hunky Dory est un disque fondamental, un de ce capable d'accompagner une vie complète, sans perdre son pouvoir de fascination. Et ceci grâce aux forces magiques d'évocation de ses chansons, aux arrangements somptueux, et aux vocalises d'un David Bowie sur une corde raide, échappant avec brio au lyrisme grandiloquent ou au cabaret ringard.
Dans cette album, Bowie exploite toutes les facettes d'une écriture naviguant entre les références beat generation (le cut-up cher à Burrough) et les hommages aux deux grandes plumes contemporaines de ce disque, Bob Dylan d'un côté et Lou Reed de l'autre. Au premier, il dédie une chanson de dévotion réelle, Song for Bob Dylan, limite naïve, où il fait de Robert Zimmerman une sorte de prophète. Au second il emprunte, dans Queen Bitch, cette fameuse diction claire caractéristique, et un texte composé d'images fortes, tels des polaroids. Queen Bitch, c'est aussi une rythmique lourde, presque glam rock, clin d'oeil marqué à Sweet Jane.
On trouve aussi de l'humour, ainsi on dit que le bégaiement de Changes était dédié à Roger Daltrey, ce dernier ayant ce tic de langage renforcé par l'usage fréquent du speed. Il y a aussi du cynisme, pour preuve le texte irrévérencieux 'Andy Warhol', à une époque où la Factory dominait le monde de la création.
Textes, chant , mélodie, arrangements : Hunky Dory est un disque avec une ambition folle de perfection, à l'image de sa pochette et de cette photo de David Bowie voulant se faire aussi beau que Lauren Bacall. La plupart des chansons vous attrapent au cœur ou au ventre c'est selon. Pour ce qui me concerne, si Life on Mars fait partie de mon panthéon personnel, c'est le mantra de QuickSand qui reste à mon sens un des plus émouvants refrains jamais écrits :
En remplaçant Tony Visconti à la basse par Trevor Bolder, il constituera à l'occasion de ce disque, autour du guitariste Mick Ronson et aux côtés du batteur Mick Woodmansey, le trio consacré l'année suivante et désormais connu sous le nom des Spiders From Mars. Il faut aussi noter la surprenante présence de Rick Wakeman des horribles Yes, auteur pourtant d'une des lignes de piano les plus entêtantes de l'histoire de la pop-music, dans un des nombreux morceaux universels de cet album, Life on Mars.
A l'image de ce morceau extraordinaire, entre arrangements merveilleux de cordes, piano inoubliable et bouleversante interprétation de Bowie, au bord du faux, Hunky Dory est un disque fondamental, un de ce capable d'accompagner une vie complète, sans perdre son pouvoir de fascination. Et ceci grâce aux forces magiques d'évocation de ses chansons, aux arrangements somptueux, et aux vocalises d'un David Bowie sur une corde raide, échappant avec brio au lyrisme grandiloquent ou au cabaret ringard.
Dans cette album, Bowie exploite toutes les facettes d'une écriture naviguant entre les références beat generation (le cut-up cher à Burrough) et les hommages aux deux grandes plumes contemporaines de ce disque, Bob Dylan d'un côté et Lou Reed de l'autre. Au premier, il dédie une chanson de dévotion réelle, Song for Bob Dylan, limite naïve, où il fait de Robert Zimmerman une sorte de prophète. Au second il emprunte, dans Queen Bitch, cette fameuse diction claire caractéristique, et un texte composé d'images fortes, tels des polaroids. Queen Bitch, c'est aussi une rythmique lourde, presque glam rock, clin d'oeil marqué à Sweet Jane.
On trouve aussi de l'humour, ainsi on dit que le bégaiement de Changes était dédié à Roger Daltrey, ce dernier ayant ce tic de langage renforcé par l'usage fréquent du speed. Il y a aussi du cynisme, pour preuve le texte irrévérencieux 'Andy Warhol', à une époque où la Factory dominait le monde de la création.
Textes, chant , mélodie, arrangements : Hunky Dory est un disque avec une ambition folle de perfection, à l'image de sa pochette et de cette photo de David Bowie voulant se faire aussi beau que Lauren Bacall. La plupart des chansons vous attrapent au cœur ou au ventre c'est selon. Pour ce qui me concerne, si Life on Mars fait partie de mon panthéon personnel, c'est le mantra de QuickSand qui reste à mon sens un des plus émouvants refrains jamais écrits :
Don't believe in yourself, don't decieve with belief, knowledge come with death's release
01. Changes
02. Oh! You Pretty Things
03. Eight Line Poem
04. Life on Mars?
05. Kooks
06. Quicksand
07. Fill Your Heart
08. Andy Warhol
09. Song for Bob Dylan
10. Queen Bitch
11. The Bewlay Brothers
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