The Kinks : The Kinks are the village green preservation society ( Pye, 1968, 38 minutes. Réédition Sanctuary 2004)Par Nathalie L.
Sans Village Green et sans les Kinks, la moitié de la britpop du début des années 90 n'aurait probablement pas vu le jour. Influence revendiquée d'ailleurs par Neil Hannon, Jarvis Cocker, Damon Albarn, Noel Gallagher...Mais tout cela fera l'objet d'un autre article. Pourtant, rien ne prédestinait cet album au nom alambiqué The Kinks are the Village Green Preservation Society à devenir l'une des clés de voute de la pop anglaise 25 ans plus tard.
Cet album est une rupture dans la carrière des Kinks : depuis le hit universel You really got me, les classiques que sont Sunny Afternoon et Waterloo Sunset, Ray Davies est considéré par sa maison de disque comme une usine à tubes. Les Kinks occupent cette place dans cette fin des années 60 où règnent sans partage les Beatles, les Rolling Stones et les Who. Pourtant, les aspirations de Ray Davies sont tout autre, lui qui sait si bien manier ironie et observations sociales pour croquer la vie londonienne. En 1968 donc, les Kinks font une pause et enregistrent les chansons composées tout au long de l'année précédente, autour d'une idée, celle de décrire par une série de vignettes une vie anglaise idyllique et fantasmée à la campagne.
Ils se débattront ensuite avec leur label, ne bénéficiant ni des conditions d'enregistrement des Beatles (qui à l'époque squattaient Abbey Road et le studio Trident pour l'album blanc), ni d'une distribution correcte à l'étranger. L'album est un échec commercial intégral, à titre de comparaison, 100 000 seront vendus aux USA contre...19 millions pour l'album blanc. Cela participera largement à faire sombrer Ray Davies dans une profonde dépression dont il mettra des années à sortir.
Et pourtant, ce disque est considéré aujourd'hui comme leur meilleur album et comme un classique incontournable de la pop anglaise. Cette place est largement justifiée, tant ce disque regorge de qualités : l'écriture déjà de Ray Davies, véritable orfèvre, associant images pastorales et détails sur la vie privée de personnages rencontrés ou imaginés, dans une atmosphère délicieusement nostalgique et jamais mièvre (ce que l'on pourrait aisément parfois reprocher à Paul McCartney) Chaque morceau est conçu comme un tableau, (rien d'étonnant à ce cela, quand on sait que Ray Davies avait voulu être peintre avant d'être musicien), les mélodies sont magnifiques (Village Green est un véritable bijou pop), les arrangements tout simplement extraordinaires (Do you remember Walter), et on retrouve égrainées les fameuses descentes chromatiques qui sont sa marque de fabrique.
Mais en 1968, l'heure est aux expérimentations musicales pour les Beatles (White Album), au projet concept (les Who préparent Tommy), les Rolling Stones quand à eux tournent One+One avec Jean-Luc Godard avant de se préparer à dominer les charts avec Sympathy for the devil qui sortira à la fin de l'année 1968. Il est logique qu'un album comme Village Green apparaissent comme anachronique dans cette Angleterre là. D'ailleurs, un autre disque majeur de cette même période passera aux oubliettes avant de devenir un album référence : les Zombies, avec Odyssey and Oracle seront tout aussi inaudibles que les Kinks.
L'histoire donnera cependant raison à Ray Davies, la réédition de Village Green chez Sanctuary en 2004 (qui est la version qu'il faut se procurer) sera accompagnée d'un déluge de critique élogieuse.
Sans Village Green et sans les Kinks, la moitié de la britpop du début des années 90 n'aurait probablement pas vu le jour. Influence revendiquée d'ailleurs par Neil Hannon, Jarvis Cocker, Damon Albarn, Noel Gallagher...Mais tout cela fera l'objet d'un autre article. Pourtant, rien ne prédestinait cet album au nom alambiqué The Kinks are the Village Green Preservation Society à devenir l'une des clés de voute de la pop anglaise 25 ans plus tard.
Cet album est une rupture dans la carrière des Kinks : depuis le hit universel You really got me, les classiques que sont Sunny Afternoon et Waterloo Sunset, Ray Davies est considéré par sa maison de disque comme une usine à tubes. Les Kinks occupent cette place dans cette fin des années 60 où règnent sans partage les Beatles, les Rolling Stones et les Who. Pourtant, les aspirations de Ray Davies sont tout autre, lui qui sait si bien manier ironie et observations sociales pour croquer la vie londonienne. En 1968 donc, les Kinks font une pause et enregistrent les chansons composées tout au long de l'année précédente, autour d'une idée, celle de décrire par une série de vignettes une vie anglaise idyllique et fantasmée à la campagne.
Ils se débattront ensuite avec leur label, ne bénéficiant ni des conditions d'enregistrement des Beatles (qui à l'époque squattaient Abbey Road et le studio Trident pour l'album blanc), ni d'une distribution correcte à l'étranger. L'album est un échec commercial intégral, à titre de comparaison, 100 000 seront vendus aux USA contre...19 millions pour l'album blanc. Cela participera largement à faire sombrer Ray Davies dans une profonde dépression dont il mettra des années à sortir.
Et pourtant, ce disque est considéré aujourd'hui comme leur meilleur album et comme un classique incontournable de la pop anglaise. Cette place est largement justifiée, tant ce disque regorge de qualités : l'écriture déjà de Ray Davies, véritable orfèvre, associant images pastorales et détails sur la vie privée de personnages rencontrés ou imaginés, dans une atmosphère délicieusement nostalgique et jamais mièvre (ce que l'on pourrait aisément parfois reprocher à Paul McCartney) Chaque morceau est conçu comme un tableau, (rien d'étonnant à ce cela, quand on sait que Ray Davies avait voulu être peintre avant d'être musicien), les mélodies sont magnifiques (Village Green est un véritable bijou pop), les arrangements tout simplement extraordinaires (Do you remember Walter), et on retrouve égrainées les fameuses descentes chromatiques qui sont sa marque de fabrique.
Mais en 1968, l'heure est aux expérimentations musicales pour les Beatles (White Album), au projet concept (les Who préparent Tommy), les Rolling Stones quand à eux tournent One+One avec Jean-Luc Godard avant de se préparer à dominer les charts avec Sympathy for the devil qui sortira à la fin de l'année 1968. Il est logique qu'un album comme Village Green apparaissent comme anachronique dans cette Angleterre là. D'ailleurs, un autre disque majeur de cette même période passera aux oubliettes avant de devenir un album référence : les Zombies, avec Odyssey and Oracle seront tout aussi inaudibles que les Kinks.
L'histoire donnera cependant raison à Ray Davies, la réédition de Village Green chez Sanctuary en 2004 (qui est la version qu'il faut se procurer) sera accompagnée d'un déluge de critique élogieuse.
The Kinks are the village green preservation society
1-The village green preservation society
2-Do you remember Walter
3-Picture Book
4-Johnny Thunder
5-Last of the steam powered train
6-Big Sky
7-Sitting by the riverside
8-Animal Farm
9-Village Green
10-Starstruck
11-Phenomal Cat
12-All my friends were there
13-Wicked Annabella
14-Monica
15-People take photos of each other
1-The village green preservation society
2-Do you remember Walter
3-Picture Book
4-Johnny Thunder
5-Last of the steam powered train
6-Big Sky
7-Sitting by the riverside
8-Animal Farm
9-Village Green
10-Starstruck
11-Phenomal Cat
12-All my friends were there
13-Wicked Annabella
14-Monica
15-People take photos of each other
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire